Lindsay Lohan crache sur Frissons.

   Lindsay Lohan crache sur Frissons.
Vous vous souvenez de Frissons?

Vous savez, le film pour lequel vous aviez, en 1996, fièrement fait la file au cinéma de la Place Longueuil avec vos fausses cartes et votre sourire smatte de 15 ans et quart, plaqué rouge au cou et sueurs à la moustache parce que le film était 16 + et que c’était votre TOUTE PREMIÈRE incartade illégale de type « je mens éhontément au doorman du cinema booth »? En fait, c’est comme ça que je l’ai vécu. Et en plus, je portais une salopette en jeans.

C’est pas compliqué; chaque fois qu’un nouveau chapitre de l’enlevante saga Scream sort, ça me ramène à cette douce époque où le 6@6 était ce qui se passait de plus wild dans mon St-Lambert.
Forever 4 pieds 5.
Premières règles dans un cours de ballet classique.
Une GROSSE année.

Bref, qu’importe la distribution, le synopsis de pauvres ou la bande-annonce où on voit quasiment le générique final tellement on nous dit TOUTE, je suis aux premières loges, Place Longueuil au cœur. Ça m’appelle le souvenir. L’époque où j’avais pas de bills à payer. C’est pourquoi j’ai été grassement déçue de voir que Lindsay Lohan ne prenait pas DU TOUT au sérieux la série culte de mon adolescence. Ou du moins, sa parodie (Scary Movie).

La petite Lohan, véritable phénix hollywoodien tellement elle s’est empêtrée dans les sables mouvants du faux-pas, dignité down the drain, devrait pourtant mordre À PLEINES GENCIVES dans tout contrat qu’on brandit en sa direction. Pimbêche comme pas une, elle n’hésite pas à cracher en spray sur tout projet qui ne brille pas d’un lustre hypothétiquement oscarisable. En gros, elle se garroche pour tourner la bio de Liz Taylor, mais elle aurait 100% honte de tourner sur Scary Movie 5. Petite verrat!

Du coup, elle n’a assisté à aucun meeting, aucune lecture de textes et même loupé la séance de stylisme (faut le faire; être payée pour essayer des bottes en suédine et CHOISIR de ne pas y être). Dimanche dernier, elle aurait même osé rater son vol vers Atlanta où elle tournait le jour-même. Il devait simplement y avoir un set de 108 ti-cailles qui l’attendaient, coke flat en main. Rien de ben énervant.

Son excuse?
Elle aurait apparemment développé une fulgurante «walking pneumonia». Quessé ça, viarge? La grimpante? Tsé Lindsay, quand tu reviens d’aussi loin, que la terre entière a vu ta fourche et que t’as de la misère à décrocher un rôle dans une pub de bananes, TU TE PRÉSENTES wherever on te convoque et qu’il y a un kodak. Et t’apportes des roussettes en prime.

En gros, la diva du bas de la ville paniquerait à l’idée d’y faire un petit caméo où elle embrasse Charlie Sheen; une scène qui, apparemment, se rirait de ses dernières années de dérapage chronique. Lindsay, fille. Le meilleur moyen de regagner le public qui t’a délaissé depuis ta chorégraphie sexée dans Mean Girls, c’est de mettre le twin-set qu’on te dit de mettre, de rouler une sale pelle à Charlie Sheen et d’accepter que T’ES PAS Guylaine Tremblay. APRÈS, tu lanceras des mojitos sur le personnel du lobby.

Anéwé, tu me feras pas croire que cette petite scène-là va te ruiner le pedigree. T’as comme connu pire.

T’as déjà porté ce casse-là,

   Lindsay Lohan crache sur Frissons.

T’as déjà eu l’air d’avoir 62 ans,

   Lindsay Lohan crache sur Frissons.

Et un écureuil aurait retrouvé ta cerise dans le bout de Sainte-Adèle.

   Lindsay Lohan crache sur Frissons.

Ça fait que mets tes bottines de chat sauvage et SCRAM SUR LE PLATEAU. Je te laisse, j’ai une salopette en jeans à presser.


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